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Great Basin National Park, Ely

Dimanche 23 juillet, arrivée au Great Basin

Le Great Basin National Park n'a pas les mêmes proportions, ni d'ailleurs les mêmes attraits que ses cousins, les parcs nationaux de l'Utah. La seule route du parc nous emmène au pied de Wheeler Peak, 3981 mètres, le principal sommet du parc. La route s'arrête vers 3500 mètres en pleine forêt de pins. De nombreux sentiers de randonnées partent de là. Malgré l'altitude, la température est douce (20°C).


Bristlecone Pines

Le chemin du glacier que nous empruntons passe par le bois de Bristlecone Pines, les plus vieilles choses vivantes sur la terre (c'est du moins ce que prétend la plaquette du parc). C'est vrai que certains de ces arbres atteignent l'âge canonique de 4500 ans. Ceux-là semblent morts mais les quelques touffes d'aiguilles vertes qui les parsèment démontrent le contraire. D'autres le sont vraiment (morts) mais restent debout dans le trépas parfois depuis plus de 200 ans. En tous cas, cela impressionne certainement beaucoup Camille et Thomas car ils refusent d'aller plus loin.


Le "Glacier"

Christine et moi poursuivons seuls notre chemin jusqu'au pied du glacier. En fait de glacier, il s'agit plutôt d'un névé. Et encore, le terme de "plaque de neige" lui conviendrait tout aussi bien. L'air est quand même plus froid. Christine ramasse un peu de neige, ce qui lui permettra d'organiser plus tard une bataille de boule -au singulier- de neige avec les enfants qui, rappelons le, n'ont pas jugé utile de dépasser le bois de Bristlecone Pines. Au retour, nous flânons un peu au bord d'un petit lac de montagne. Au total, une petite randonnée de 6 ou 7 miles.


Ely

Nous reprenons la route 50 et parvenons à Ely en milieu d'après-midi. C'est une ville curieuse. Elle paraît sinistre au premier abord avec ses motels et ses stations services abandonnés. Puis on découvre que de nombreux bâtiments, des murs, des constructions sans grâce, sont décorés de peintures figuratives retraçant ce qui furent sans doute les grandes heures de la ville, quand les mines produisaient de l'or et que la foule se pressait dans les casinos.
Nous réservons notre nuit au Ramada, où toutes les chambres donnent sur un hall que se partagent piscine et casino. Camille et Thomas restent à la piscine pendant que Christine et moi faisons la lessive au Laundromat, ce qui nous permet de mettre nos cahiers à jour. Nous dînons à l'hôtel puis sombrons dans l'enfer du jeu. Bilan, 35$ perdus dans les machines à sous. Camille et Thomas profitent de la galerie desservant les chambres pour assister à ce désastre financier.


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