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La vallée de la Mort

Dimanche 9 juillet, the Wild Rose Road

Lever aux aurores (6h30) et petit déjeuner sur la terrasse du Panamint Springs Resort. La nuit a été bonne, les lits étaient confortables. Nous repiquons vers le sud dans la Panamint Valley pour rejoindre la Wildrose Road, à une dizaine de miles de Panamint Springs. C'est une route étroite, peu fréquentée (nous croiserons une voiture en 25 miles) et pas toujours goudronnée. Elle entre dans le parc de la Vallée de la Mort en grimpant dans les montagnes Panamint. Nous nous retrouvons très vite en altitude où la température est très supportable (25-28°C.). La végétation des montagnes est essentiellement composée de buissons résineux. Des coins de verdure signalent parfois la présence d'une source.


Aguereberry Camp & Aguereberry Point

Nous empruntons une piste latérale qui nous emmène à Aguerreberry Camp et à la ville fantôme d'Harrisburgh. La ville - plutôt le campement - d'Harrisburg fut créée en 1906 avec la mise en service de la mine du même nom. Hélas, la même année, un important filon d'or fut découvert à Skidoo, à quelques miles de là et Harrisburg se vida presque immédiatement. Le Basque Aguereberry resta bientôt le seul habitant du coin. Il continua à y exploiter sa propre mine, Eureka, jusqu'à sa mort en 1945. Sa maison est encore debout et il est facile d'imaginer la solitude du vieux chercheur d'or vivant seul entre la mine, sa maison et le désert environnant.
Au-delà du site, la piste se poursuit sur 6 miles environ jusqu'à Aguereberry Point. Au passage, Camille repère un "coyotte" sur le bord de la route. Nous nous arrêtons. Le "coyotte" nous regarde placidement puis s'éloigne en trottinant, pas si impressionné que ça. Après notre passage au Visitor Center, le coyotte sera rebaptisé renard mais le doute subsiste...
Aguereberry Point est un point de vue, à 1950 mètres d'altitude, qui domine la Vallée de la Mort, deux mille mètres plus bas. La vue est superbe et impressionnante. Les montagnes sont brunes, comme brûlées. Noyé dans la brume de chaleur, le fond de la vallée est blanc, un peu sale, tout plat et très très loin. Sur notre montagne, il fait presque froid (24°C. et un bon vent).


Stovepipe Wells et les dunes de sable

Nous reprenons la route et, cette fois, nous amorçons notre descente vers la Vallée de la Mort. La température s'élève progressivement ; le thermomètre prenant un degré tous les miles. Arrivés à Stovepipe Wells, il est à 40°C. Le choeur des affamés se réveille et nous déjeunons dans un restaurant obscur (et climatisé) installé dans une ancienne grange. En sortant, nous plongeons dans un four. Cette fois, le thermomètre affiche 44°C. Nous repartons dans le GMC, climatiseur à fond. A deux ou trois miles de Stovepipe Wells, nous nous arrêtons devant les célèbres dunes de sable. Cédant à l'envie de tester là notre résistance à la chaleur, nous avançons d'une centaine de mètres dans les dunes. L'air est brûlant. Au soleil, la température doit tourner autour des 55 degrés et comme il n'y a pas d'ombre. En quelques minutes nous sommes déshydratés et rebroussons chemin. Une rasade d'eau fraîche et cap sur Furnace Creek, notre étape du jour, et sa piscine promise.


Furnace Creek Ranch, Zabriskie Point

e Furnace Creek Ranch a l'air de ce qu'il est : un piège à touristes tout confort planté au coeur de la Vallée de la Mort. C'est plein de Français. La chambre est convenable. La piscine est très belle. L'ennui, c'est que l'eau est tiède et comme il fait 45°C., le bain n'est pas très rafraîchissant. Nous dînons tôt pour ne pas rater le coucher du soleil sur Zabriskie Point, à quatre miles du ranch. Malheureusement, la nuit tombe très tôt et nous arrivons juste à temps pour voir le soleil disparaître derrière les montagnes Panamint. Le spectacle est quand même superbe. L'érosion a formé une multitude de ravins dans une couche de sédiments très clairs abandonnés par un ancien lac. Au fond, les montagnes sont colorées d'ocre et de rouge par le soleil couchant. De retour à l'hôtel, la nuit est tombée mais la chaleur toujours aussi étouffante. Christine et moi visitons le musée en plein air avec ses vieilles diligences, ses locomotives à vapeur et ses engins miniers. Camille et Thomas chassent un peu les grenouilles et crapauds locaux (on ne se refait pas) puis nous nous retrouvons à la chambre pour le coucher.


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