Ravitaillement

Lever à 7h00 pour Christine et Louis-Michel qui partent au ravitaillement dans un grand complexe commercial voisin. Au passage, achat de polaires supplémentaires car un vent glacial souffle sur Windhoek. Nous apprenons qu’une vague de froid, venue du sud (évidemment), s’est abattue sur la région.
Au supermarché, la viande est très bon marché et appétissante – Rumsteak : 3,6$N (~25f.) le kilo –. Donc, c’est sûr, en Namibie, on mangera de la viande.
En fin de matinée, nous prenons la route du Daan Viljoen Park, à 25 kilomètres de Windhoek. Nous y avons réservé une place de camping pour le soir. La température s’élève rapidement sous un ciel sans nuage (nous n’en verrons pas pendant 4 semaines) et il fait très bon lorsque nous arrivons au parc.

Les bords du lac d'Augeigas
lac d'Augeigas

L'attaque des babouins

Nous nous installons au bord d’un petit lac de barrage pour pique-niquer. L’endroit est charmant. La rive est aménagée avec des coins repas, des barbecues et des parasols. Nous sommes tous seuls. Nous déballons toutes nos victuailles sur une table et vaquons à diverses occupations. Grave erreur : alors que LM s’est éloigné, une bande d’une dizaine de babouins surgit dans le dos de Christine, Camille et Thomas, tous trois occupés à filmer et admirer le paysage.

Ils leurs passent entre les jambes, sautent sur la table, s’emparent du pain, du jambon, du fromage… Surprise, cris, panique ! c’est parfait ! ils en profitent pour faire un second passage, raflent ce qui leur avait échappé pendant le premier raid, tentent de pénétrer dans la voiture et finalement se dispersent aux alentours. Il n’en reste bientôt plus qu’un à proximité ; l’énorme morceau de gouda que Thomas convoitait à la main, il le nargue avec délectation… Finalement, il nous tiendra compagnie pendant tout le maigre repas que nous ferons de ce que lui et ses copains ont bien voulu nous laisser.

Babouin repu...
Babouin repu

Promenade sur la piste Rooibos

L’épisode des babouins terminé, nous nous installons au camping. C’est un lieu agréable, chaque emplacement dispose d’un barbecue en dur, comme nous en trouverons dans tous les campings de Namibie. Les sanitaires sont très propres, nous verrons que c’est aussi une caractéristique générale des campings namibiens. Nous laissons là la voiture et partons pour une balade sur le chemin de Rooibos. Il est trop tard pour envisager la boucle de neuf kilomètres et nous nous contenterons d’un aller et retour sur le chemin qui suit le lit d’une rivière asséchée. Nous croisons des oryx, quelques phacochères, un petit troupeau de gnous et des ossements, témoins de la présence discrète de prédateurs (guépard ? léopard ? chacals ? vautours ?).

Sur le chemin de Rooibos
Babouin repu

La nuit la plus froide

Le retour au camping est le signal de l’installation du camp. Pas de problème pour Camille et Thomas, ils ont bien assimilé le montage des tentes et la chose est rondement menée. La nuit tombe très vite, vers 17h30 et, avec elle, le froid s’installe… Glacial.
Le repas se prépare et se déguste emmitouflés dans nos polaires et à 8 heures, nous nous réfugions sous les tentes. Duvets de montagne (fournis par le loueur), sacs à viande en polaire, joggings, bonnets, gants, rien n’y fera, nous grelotterons toute la nuit.

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