Chine 2005

23 juillet : la Grande Muraille de Chine

En route pour la Grande Muraille

Nous prenons la route de Jinshanling sous une pluie battante. L'objectif du jour est une randonnée de 10km sur la grande muraille entre les sites de Jinshanling et Simatai. Arrivé à Simatai, le chauffeur ne semble plus savoir où se trouve Jinshanling et il nous laisserait bien là. Julianne serait assez de son avis : de toutes façons, elle ne comprend absolument pas quel plaisir nous pouvons éprouver à marcher pendant 10 kilomètres… Finalement, le chauffeur nous emmène à bon port mais nous avons beau insister, Julianne préfère rester avec lui. Elle nous retrouvera à Simatai. Entre temps, la pluie s'est arrêtée.

Sur le rempart

Nous voilà donc partis pour la randonnée. Le coin n'est pas fréquenté par les touristes chinois qui lui préfèrent le site de Badaling, plus proche de Pékin. Nous ne sommes pas seuls quand même car dès le pied de la muraille et pendant les 10 kilomètres que nous marcherons, nous serons escortés en permanence par des marchands ambulants nous proposant dépliants, rafraîchissements, posters, calendriers… Tout ça contenu dans de grands cabas.
C'est une balade extraordinaire. Impossible de se perdre : on ne quitte jamais la muraille. Les marches sont parfois raides et glissantes mais il n'y a pas de difficulté majeure. Malheureusement, la pluie se remet bientôt à tomber et nous nous retrouvons dans le nuage. Le paysage se fait mystérieux, les tours plus ou moins délabrées qui jalonnent notre parcours se détachent soudainement du brouillard les unes après les autres. Nous y trouvons un abri quand l'averse se fait trop violente mais ce ne sont souvent que des ruines qu'il vaut mieux parfois contourner. Un vieux Mongol nous a pris sous son aile (et son cabas) et nous indique les meilleurs chemins. Il nous accompagnera jusqu'à Simatai, chaussé de sandales et abrité sous un vieil imperméable.

Le marché de nuit

A Simatai, nous retrouvons Julianne, rigolarde de nous voir dégoulinant, et le chauffeur. Après un déjeuner de nouilles (autant s'habituer, ce sera notre ordinaire pendant un mois) dans un petit restaurant au bord de la route, nous rentrons à Pékin.
Les boutique de Qianmen ferment tôt et la séance de shopping programmée tourne à la balade autour de la place Tien An Men. Dans un passage souterrain traversant une rue, ils sont au moins une cinquantaine de SDF se préparant pour la nuit.
De retour dans notre quartier, nous dînons puis déambulons dans le marché de nuit, à l'ambiance colorée, dans les odeurs de brochettes d'animaux étranges, de tofu, de maïs grillés et des innombrables curiosités (à nos yeux) qui composent la cuisine chinoise.

PIED