Jeudi 9 mai 2002
St-Germain de Calberte - St-Jean du Gard

 

Cette fois, ça y est, il pleut.
Bien sûr, il a plu un peu tous les jours depuis le départ de notre randonnée, mais aujourd'hui, nous partons dans le nuage.
Nous quittons le Serre de la Can dans un brouillard épais. A Saint-Germain, nous sommes sortis de la purée de poix, mais le nuage est toujours là, juste au-dessus, et il nous arrose copieusement. Premier arrêt, au troquet ; tous les randonneurs s'y sont donné rendez-vous et c'est un défilé permanent entre ceux qui arrivent et ceux qui repartent, désespérés de constater qu'il pleut toujours autant qu'à leur arrivée.

Après Saint-Germain, le chemin suit la vallée du Gardon en surplombant la route départementale. Il pleut, Christine a mal au genou, il pleut, c'est désolant… Et puis, parfois, un rayon de soleil vient percer les nuages et la vallée se pare aussitôt de couleurs vives et chatoyantes. Mais bon, ça ne dure pas.

A Saint-Etienne Vallée Française, nous ne sommes pas à la moitié de l'étape. Nous avalons notre pique-nique sous la terrasse couverte d'un café et prenons le temps de sécher un peu avant de repartir. Maintenant, l'orage gronde. Après Saint Etienne, nous empruntons le chemin qui monte vers le col de Saint-Pierre. C'est celui que prit Stevenson et il n'a pratiquement pas changé sinon que la forêt a repris ses droit sur les terres cultivées, aujourd'hui abandonnées. L'orage se fait pressant et finit par nous tomber dessus avant la fin de notre ascension. C'est donc la Totale…
Nous voilà enfin au col de Saint-Pierre, dégoulinant au bord de la route départementale. Et là, un couple de promeneurs motorisés et sympathiques nous propose gentiment de nous emmener jusqu'à Saint-Jean du Gard, à 7 kilomètres de là. Christine a de plus en plus mal au genou ; nous acceptons.

Et c'est ainsi que notre randonnée prit fin ici, aux confins de la Lozère et du Gard…
Nous arriverons à Saint-Jean du Gard en voiture et n'aurons que le temps de traverser la ville à pied avant de retrouver notre organisateur qui nous catapulte, d'un coup de Kangoo, à Florac que nous avions quitté 3 jours plus tôt… Merveilleuse civilisation !











Le Bougès






 

Stevenson album photo carte