Samedi 4 mai 2002
Chasseradès - Le Bleymard

 

L'aventure commence à Chasseradès, ce samedi 4 mai, vers 11 heures du matin. Le temps est pourri. Nous ne le savons pas encore mais une petite tempête de neige a même balayé la région un peu plus tôt.

Le GR 70 est très bien balisé et nous n'avons aucun mal à trouver notre chemin qui plonge vers la vallée étroite du Chassezac et son viaduc de pierre, le plus bel ouvrage d'art de la voie ferrée Mende - La Bastide. C'est une voie unique, parcourue par un autorail ultra-moderne, aux allures de TGV et que nous verrons passer paisiblement entre le viaduc et les galeries couvertes qui abritent la voie de la neige. Nous sommes à plus de 1200 mètres d'altitude.

Après le village de l'Estampe le chemin pénètre dans la forêt du Goulet et nous entamons une ascension parmi les hêtres et les pins. Le temps est toujours aussi incertain et hésite entre soleil, gouttes de pluie et flocons de neige. Après le passage du col (1416 mètres), le GR emprunte une large piste forestière qui dégringole vers le hameau abandonné de Serreméjan. C'est dans cette descente que Christine ressent une première alerte, son genou commençant à la faire souffrir. Serreméjan nous accueille dans un rayon de soleil. Les champs qui l'entouraient autrefois ont aujourd'hui disparu, engloutis par la forêt et seules une ou deux maisons et quelques ruines se dressent encore le long du chemin.

Nous poursuivons notre route dans la forêt. Encore une descente et, cette fois, Christine ressent une vraie douleur. Il n'y a malheureusement plus de doute, la tendinite qui l'avait déjà fait souffrir sur le chemin de Compostelle s'est réveillée.
Le ruisseau que nous suivons ensuite n'est autre que le Lot qui prend sa source dans le massif du Goulet.

Nous retrouvons la "civilisation" au hameau des Alpiers avant d'atteindre Le Bleymard au terme d'une descente qui se transformera en véritable calvaire pour Christine dont le genou n'est plus qu'un puits de douleur…



















 

Stevenson album photo carte